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Devenir




Aujourd’hui, je vous propose un voyage en terre de philosophie. Cette matière humaine et fondatrice m’accompagne comme une amie fidèle depuis presque trente ans.


Voici cinq mots qui ont enrichi ma vie, et qui je l’espère, éclaireront la vôtre :

« Deviens ce que tu es ».


Cette phrase est souvent attribuée à Nietzsche, dans Le Gai Savoir. Mais elle provient, à l’origine, de Pindare, un poète grec de l’Antiquité, qui écrivait exactement :

« Deviens ce que tu es, lorsque tu l’auras appris. »


Quel est le sens et où se situe la profondeur de cette invitation à devenir ?

Et comment pouvons-nous nous en inspirer dans nos vies contemporaines ?


Le poète et le philosophe nous invitent à une chose essentielle : regarder notre accomplissement personnel comme une quête.

Une quête nécessaire.

Courageuse. Active.


Tout le contraire d’une solution miraculeuse ou d’une méthodologie aux résultats immédiats. Une quête prend du temps, bouscule la facilité, remet en cause le passé, provoque le doute, puis nous éclaire progressivement.


Ce cheminement n’est pas une lubie, une mode ou un accessoire à nos jours.

Il s’agit de chercher notre véritable nature, de créer notre identité propre, notre essence. Celle qui va s’ancrer dans le présent et écrire notre juste devenir.


Or, nous sommes, en grande partie, déterminés par notre passé.

Par notre éducation. Nos croyances. Nos limites. Nos peurs.


Mais dans le parcours de l’accomplissement de soi, il s’agit précisément de ne pas laisser cette réalité antérieure dominer notre existence.

De ne pas suivre un destin préétabli par ce qui nous a précédés, un destin subi qui engendrerait la fatalité.


Pour prendre une image simple, imaginons que nous saisissions un grand marteau et que nous brisions cette de fatalité en mille morceaux.


Déconstruisons nos évidences,

Nos croyances, nos limites.

Nos certitudes, nos facilités.


Questionnons sincèrement nos intentions.

Et provoquons en duel nos illusions.


Puis, sous chaque surface, cherchons le souterrain.

Plus vaste. Plus foisonnant de vivant et de vérité.

Notre vérité.


La finalité de cet élan libérateur est l’expression même de notre nature singulière.

De femme.

D’homme.

D’être humain.

Une nature alors délivrée de nos barrières intérieures ou d’un destin subi.


C’est cela, se dévoiler à soi-même. Construire dans le temps notre identité véritable.

Et l’incarner dans nos actes, nos choix, nos discours et nos ambitions.


Vous l’aurez perçu, la quête de soi n’est pas une promesse de réconfort instantané ou d’une route facile.

Mais elle est sans doute le défi le plus ambitieux, le plus beau,et le plus complexe qu’il est proposé à l’être humain de relever.


C’est le défi de vivre, et de vivre heureux, au sens philosophique du terme.

Satisfaits de nos actes.

Alignés par nos choix.

Apaisés par l’acception et nourris par notre devenir.

Ces lendemains façonnés par l’œuvre de notre accomplissement progressif.


C’est ainsi que se dessine notre propre empreinte.

Celle qui nous ressemble.

Celle dont nous serons fier.e.s.


Et si nous décidions, simplement et fermement, de nous fixer au début de ce chemin concret, sage et audacieux.

Un chemin qui sera vraiment le nôtre.

Une voie dont nous demeurerons entièrement et indéfiniment les auteur(e)s.

Car quels que soient notre passé, nos peurs, nos épreuves du présent, nous avons la force - et peut-être même la responsabilité - d’écrire chaque jour une part de notre vérité.


Ce parcours est à la fois actif et intérieur. Nous apprenons de nous-mêmes et nous délivrons, peu à peu, l’expression fidèle de notre nature. De nos valeurs fondatrices.

À travers cette route intime et philosophique nous œuvrons avec persévérance à notre propre réalisation.


Je vous fais une dernière confidence, une conviction profonde.

À mes yeux, la vie est une volonté. Pour survivre parfois à l’épreuve ou pour se nourrir d’instants heureux.

La vie mérite son intensité,

Sa force.


Alors soyez certains que par le choix d’entrer dans la quête de votre identité, dans la compréhension de votre essence, vous devenez les seul.e.s créatrices et créateurs de votre présent et de votre avenir.

J’ai amorcé ce récit avec les mots d’un homme éclairant ; je le conclus avec les propos d’une femme éclairée, Simone de Beauvoir, qui écrit : « Exister, c’est oser se jeter dans le monde ».


🫶Merci à toutes et tous d'avoir créé cette parenthèse de lecture, envoyez-moi vos commentaires, ils enrichissent et inspirent l'écriture de mes missives.


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